les élus ROMAN ETRANGER

Les élus

     **

 

558 pages

 

 

 

 

 

 

220px-Steve_Sem-Sandberg_02Steve Sem-Sandberg, né le 16 août 1958 à Oslo, est un journaliste, romancier et traducteur suédois. il a commencé sa carrière de romancier en 1976 avec deux récits de science fiction. Son roman "Les Dépossédés" qui a reçu le prix littéraire Augustpriset (Goncourt suédois) en 2009, publié chez Robert Laffont en 2011, traite de la vie dans le ghetto de Łódź pendant la Seconde Guerre mondiale. Le roman été finaliste pour le Prix Médicis Étranger en 2011.  

 

 

 

Le livre :

 

Les « élus », ce sont les enfants qu'on a éliminés parce qu'ils étaient une menace pour la pureté de la race aryenne. On est à Vienne, en Autriche, en 1941, au Spiegelgrund, un ancien hospice transformé par le Reich en centre pour enfants handicapés. Adrian, 10 ans, a eu le tort de naître tsigane. Son camarade Julius a des parents opposés au régime. Hannes, lui, n'a plus ni père ni mère. Avec eux et d'autres, on parcourt les cercles de l'enfer, du pavillon 9, la maison de redressement, au 15, celui destiné aux « indésirables », que l'on extermine après de terribles expériences médicales, en passant par le pavillon 17, pour les « inéducables », soumis à d'insupportables injections de soufre. 

 

Notre avis :

 

Autant prévenir le lecteur, on ne sort pas indemne de cette descente dans ce que la nature humaine a de pire. Un roman polyphonique qui repose sur un travail de documentation extrêmement rigoureux, c'est donc bien le réalisme qui donne cette force à ce roman, d'autant plus que les lieux, les médecins et les infirmières évoqués tout au long du récit ont bel et bien existé. On suit en parallèle l'histoire d'Adrian qui échappera au processus de "désinfection naturelle" et d'Anna Katschenka, jeune infirmière qui va se laisser entraîner dans le traitement "hygiénique" de ces enfants qui représentaient une menace pour la pureté de la race aryenne. Le livre se termine par le procès des bourreaux. Malgré quelques longueurs, on se laisse happer par cette douloureuse évocation de l'horreur engendrée par la folie nazie.

 

 

Note rédigée par Yves, novembre 2016

 __________________________