comme ROMAN ETRANGER

Comme un ruban

de soie rouge

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384 pages

 

 

 

 

 

 

 

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Cecily Wong est née à Hawaii et a grandi en Oregon.Elle  habite actuellement à New York. Comme un ruban de soie rouge est son premier roman.

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture ( Les escales) :

 

Au début du XXe siècle, Frank Leong quitte la Chine avec sa femme et son fils pour l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii. Là-bas, des jours bénis les attendent. Pourtant, une force mystérieuse semble hanter la famille Leong. Le fil rouge du destin qui, selon une ancienne tradition chinoise, lie les âmes soeurs entre elles aurait-il un jour été rompu, attirant ainsi la malédiction sur toute la lignée ?

Lorsque Frank meurt dans des conditions énigmatiques, sa famille perd tous ses repères. Toute l'île se met à bruisser de rumeurs. Vingt ans plus tard, l'arrivée d'une lettre fait l'effet d'une déflagration. Un nouveau coup du sort frappe les Leong.

C'est désormais à Theresa, la petite-fille de Frank, de reprendre le flambeau. Et s'il était enfin temps de dévoiler les secrets enfouis depuis trois générations ?

 

Notre avis :

 

" La vie est un rêve, la mort est un retour chez soi " 

 

Chaque être humain naît avec un fil rouge à sa cheville, un fil de soie incassable relié à sa moitié prédestinée. C’est de ce fil invisible dont parlent  Lin, Hong, Amy et Theresa les femmes de la famille Leong.

Lin est une fille inutile et insoumise aux yeux de son père, "Pourriture"  est son surnom car à sa naissance elle a ruiné le ventre de sa mère, elle l’a rendue stérile. Contre une pile de billets, son père la vend à Franck Leong un riche industriel qui recherche une épouse. Lin se révèle incapable d’enfanter, en particulier des garçons. Elle trouve donc une concubine pour son mari qui lui donnera Bohai le fils tant attendu. Franck décide d’installer sa famille à Hawaï pour la protéger de la guerre qui arrive. Et peu de temps après Lin donne naissance à  Kaipo leur premier fils légitime.

Shen, le frère de Franck,  est un nomade comme leur père, il court après un rêve révolutionnaire. Quand Shen est tué, Hong son épouse marche pendant 60 jours, à travers un pays déchiré par la guerre et la violence pour annoncer la mort de son mari à Franck. Dénuée de tout, Hong va désormais devenir la servante et la confidente de la famille Leong, vivre dans leur ombre et les suivre à Hawaï.

Amy, est l’aînée de 10 enfants avec son père photographe et  sa mère ils vivent à l’étroit. Au fur et à mesure que la famille s’agrandit, la maison rétrécit mais pas l’ambition d’Amy. Elle espère  s’extraire du monde dans lequel elle est née. Amy est une fabulatrice, elle invente des histoires et les mensonges lui viennent aisément dans son esprit et elle ne les considère pas comme tel. Son père lui demande de sacrifier son amour pour Henry, et d’épouser Bohai le fils Leong pour le bien être de toute la famille. Mais elle ne sera jamais une Leong et gardera toujours l’espoir d’une autre vie meilleure.

Theresa, sa naissance a été planifiée, c’est l’ultime tentative d’Amy de donner un sens à sa vie et à son mariage avec  Bohai. Elle grandit en se croyant normale, ses parents la protège de tous les problèmes, ils arrondissent les angles. Mais Theresa est écartelée entre la splendeur passée de sa famille et la situation précaire de ses parents, entre sa vie à Hawaï et le lien avec la Chine un pays qu’elle ne connait pas et dont elle ne parle pas la langue mais où sont ses racines.

Une saga familiale chinoise et hawaïenne, parsemée de mensonges, de secrets, d’amours, racontée à travers les yeux de ces quatre femmes. L’auteur nous dépeint les traditions, les coutumes et les superstitions  chinoises tout au long de la vie d’un homme, la naissance d’un garçon, l’importance du choix du prénom, les réjouissances un mois après la naissance, les sept mets pour le nouvel an chinois et leurs significations, le droit de vie ou de mort du père sur les enfants, la célébration des dieux et notamment du dieu lunaire des mariages, la cérémonie lors d’une union et les rites lors d’un enterrement. Le récit commence et se termine autour d’un cercueil, entrecoupé de nombreux flashbacks qui petit à petit nous révèlent l’histoire de la famille Leong, une mort par empoisonnement, des épouses et des enfants cachés, une fortune qui revient à des inconnues, un salaud qui profite de l’ivresse d’une adolescente pour lui voler sa virginité, une lettre aux conséquences dramatiques. Un tableau de la Chine pré-communiste difficile à appréhender, au début le lecteur est perdu entre les différents personnages, d’autant plus qu’ils apparaissent soit sous leur nom, soit sous leur surnom, mais ensuite on se laisse entrainer dans cet enchevêtrement complexe. Au final un roman intéressant, très bien écrit mais qui demande beaucoup d’attention pour l’apprécier à sa juste valeur.

 

 

 

 

 

 

Note n° 750 rédigée par Yves, juillet 2017

 

 

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