y nous ne ROMAN ETRANGER

Nous

ne sommes pas

nous-mêmes

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785 pages

 

 

 

Matthew-Thomas Né dans le Bronx, Matthew Thomas est diplômé de l’université de Chicago. Professeur dans un collège de New-York, "Nous ne sommes pas nous-mêmes" est son premier roman. 

 

Le livre :


Eileen Tumulty grandit dans le Queens après la guerre. Ses parents, immigrés irlandais, viennent d’accéder à la nationalité américaine. Son père, camionneur est le héros du quartier tandis que sa mère, dépressive, noie ses frustrations dans l’alcool.
Eileen, volontaire et intelligente, se jure de grimper dans l’échelle sociale et d’accéder à une vie meilleure. Devenue infirmière, alors qu’elle rêvait de faire médecine, elle va épouser Ed, un scientifique, enseignant et chercheur, qui semble promis à une brillante carrière. Mais Ed n’a pas les mêmes ambitions que sa femme et refuse des postes avantageux pour demeurer avec ses étudiants dans son labo. Leur fils, Connell, n’épouse pas davantage les buts de sa mère qui, peu à peu, s’aigrit, s’endurcit et rejette violemment le métissage progressif du voisinage.
Alors qu’elle s’endette pour acquérir enfin une maison dans un quartier plus bourgeois, Eileen constate des troubles du comportement inquiétants chez Ed qui perd la mémoire et devient inexplicablement agressif. La vie d’Eileen a passé et son beau rêve américain a avorté.

Notre avis :


Un livre ambitieux de près de 800 pages qui raconte, à travers l’histoire de cette chronique familiale, les transformations de l’Amérique de l’euphorie de l’après guerre à la désespérance des années 90. Un magnifique portrait tendre et cruel d’une femme, fille, épouse et mère, courageuse et entêtée, prête à tout pour assouvir ses rêves mais toujours dévouée aux siens. La maladie d’Ed permet à l’auteur d’aborder les failles du système social et de santé américain et les souffrances psychologiques engendrées par la maladie d’Alzeihmer aussi bien aux malades qu’à leurs proches
Un ton juste, des scènes de la vie quotidienne bien rendues, des caractères très fouillés font de ce récit un grand roman à la puissance émotionnelle incomparable

Note rédigée par Yves Mars 2015.