ROMAN FRANCAIS

LA NOSTALGIE* " La nostalgie heureuse"

 

L'auteur :

 

Est-il bien utile de présenter Amélie Nothomb qui depuis 1992 est là à chaque rentrée littéraire ? De nationalité belge mais née à Kobé en 1967, elle s’impose dès son premier roman Hygiène de l’assassin paru en 1992, comme un écrivain singulier. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l'Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l'ensemble de son œuvre.
Ses œuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.La nostalgie heureuse est son 22 ème roman.

  

Le livre :

 

Cette année Amélie Nothomb retrouve la veine du roman autobiographique. En 2012, accompagnée d’une équipe de France 5, elle prend le chemin du Japon pour un retour sur son passé. Nous rencontrons ainsi successivement sa nourrice Nishio-san, visitons son ancienne école, assistons à ses retrouvailles avec un ex-petit ami Rinri … Presque tout ce périple se déroule sous l’œil d’une caméra teintée de voyeurisme qui impose une mise en scène permanente et parfois pesante. Des images, des rencontres, des sensations, des souvenirs, le tout en 9 jours, puis le retour à Paris.

 

 

Notre avis :

 

Je n’ai pas retrouvé la vivacité des précédents romans autobiographiques de l’auteur (Stupeurs et tremblements, La métaphysique des tubes, Ni d’Eve ni d’Adams) dans cet ouvrage. Un récit un peu mièvre, une nostalgie mal maitrisée, une écriture fade m’ont plutôt ennuyé. Seul éclair sympathique, la rencontre entre Amélie et la traductrice japonaise de La métaphysique des tubes (3 pages sur 150).Mais bon, comme le livre est court et facile à lire, n’hésitez pas à vous façonner votre propre opinion. 

(avis rédigé par Jean-Pierre)

Un récit autobiographique qui nous laisse sur notre faim. Ce livre très court nous donne l'impression que l'auteur ne va jamais au bout de ses sentiments, elle ne fait qu'évoquer ses souvenirs. L'émotion a bien du mal à percer, peut-être est-ce dû à une écriture qui reste comme toujours assez précieuse. Ce qui aurait pu être un tendre voyage dans l'intimité de l'enfance n'est en fait qu'un banal reportage sur un retour au Japon.

(avis rédigé par Yves)