petit piment ROMAN FRANCAIS

Petit piment

 

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288 pages

 

 

 

mabanckou-siteNé en 1966 au Congo, Alain Mabanckou est l’auteur de plusieurs romans, dont "Mémoires de porc-épic" pour lequel il a reçu le prix Renaudot en 2006. Il partage sa vie entre les Etats-Unis (où il enseigne la littérature francophone) et la France.

 

 

Le livre :


Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution catholique placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées, et Petit Piment en profite pour s’évader avec des jumeaux à la brutalité légendaire, abandonnant ainsi son meilleur ami, qui refuse de le suivre. Il s’adonne alors, avec son clan, à toutes sortes de larcins, jusqu’à ce que les habitants décident de nettoyer leur zone d’action. Petit Piment trouve refuge auprès de Maman Fiat 500 et de ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaieté quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Mais le maire de Pointe-Noire décide d’une nouvelle intervention énergique contre la prostitution. C’en est trop. Petit Piment perd la tête. De bonnes âmes cherchent à le soigner (médecine, psychanalyse, magie ou sorcellerie), mais l’apparente maladie mentale ne lui fait pas perdre le nord : il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.

 

 

Notre avis :

" Lorsque les blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés, lorsque nous les avons ouverts, les blancs avaient la terre et nous la Bible ." 

A travers "Petit piment" sorte de Gavroche africain, l’auteur nous conte l’histoire du Congo à la fin des années soixante-dix et plus particulièrement la révolution socialiste, entre corruption et sortilèges. Il nous entraîne dans les rues de Pointe Noire à la rencontre de personnages savoureux "Bonaventure", "papa Moupelo" , "maman Fiat 500" . Une écriture vivante et imagée pour faire vivre une Afrique riche, naïve, fétichiste et joyeuse. Malheureusement, une fois que le héros sombre dans la folie, le récit devient moins léger et un peu ennuyeux.

 

 

Note rédigée par Yves, Novembre 2015.

 

 

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