maestro ROMAN FRANCAIS

MAESTRO

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213 pages

 

 

 

 

 

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Professeur de littérature, globe-trotteur et journaliste, Cécile Balavoine a enseigné pendant dix ans aux États-Unis, à Columbia University et New York University. Elle est docteur en littérature française et titulaire d’une maîtrise d’allemand. Elle intervient dans des antennes parisiennes d’universités américaines mais elle écrit aussi pour divers magazines, des sujets voyages et culture.

" Maestro " est son premier roman.

 

 

 

 

Quatrième de couverture ( Mercure de France ) :

 

À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c’est une révélation. Certains enfants s’inventent des amis imaginaires, d’autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des héros s’appelle Mozart ! Elle l’aime sans partage et comme un dieu.

Devenue journaliste, la passion de Cécile demeure intacte. Elle a désormais une connaissance intime de l’œuvre de Mozart. Le jour où elle doit interviewer un chef d’orchestre de renom, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Au bout du fil, la voix du maestro la trouble comme l’avait troublée et envoûtée la musique de Mozart des années auparavant… Mais tombe-t-on amoureuse d’une voix, fût-elle celle d’un grand maestro ?

 

Notre avis :

 

L’histoire de deux passions voir de deux obsessions, l’une pour Mozart l’autre pour un chef d’orchestre, le Maestro interprète du premier.


Pour remplir son ennui, les parents de Cécile lui offrent un piano et c’est la découverte de Mozart. Un film sur la vie du jeune prodige regardé un soir à la télévision, l’achat d’un premier disque, le Requiem, puis à chacun des ses anniversaires, en cadeau, un volume de la correspondance de la famille Mozart, le compositeur envahit sa vie. A onze ans un voyage à Salzbourg, visite de la maison natale et plaisir de jouer sur le piano de Mozart. L’entrée en sixième dans un chœur d’enfants, la musique est partout, c’est comme apprendre une nouvelle langue. L’émoi du premier concert, dans une salle parisienne avec un grand orchestre. Le froid du dehors qui entre dans les poumons, la pneumonie qui laisse un souffle dans la voix, le déchirement de quitter le cœur et d’entrer dans une cinquième normale. Il va lui falloir tracer un nouveau chemin sans musique.

Devenue journaliste, Cécile interviewe par téléphone, un chef d’orchestre célèbre, une voix chaude qui la trouble, ils vont continuer à correspondre par mail, s’échanger des photos puis chaque soir ils vont s’appeler, ils ne dorment presque plus, ils s’aiment dans les mots sans s’aimer dans la chair. l’impression d’avoir 16 ans. Un rencontre furtive, un baiser et la promesse de toujours se vouvoyer. Elle va le retrouver au fil des ses concerts, Prague, l’opéra, le nom du Maestro, sous celui de Mozart en lettres gigantesques.

C’est une bien belle partition que nous joue Cécile Balavoine dans son premier roman, une écriture toute en retenue et en délicatesse pour décrire une passion dévorante, tout est léger, sensuel, laissez vous emporter par cette petit musique.

 

 

Note n° 765 rédigée par Yves, août 2017

 

 

 

 

 

 

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