les prépondérants ROMAN FRANCAIS

Les

prépondérants

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464 pages

 

 

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Hédi Kaddour, né en 1945 à Tunis, est un poète et romancier franco-tunisien. Il est né d'un père tunisien et d'une mère française. Agrégé de lettres modernes, il est aujourd'hui professeur de littérature française à la New York University et responsable de l'atelier d'écriture de Sciences Po Paris.

 

 

 

Le livre :


Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance.
Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d’autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d’un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d’entre eux font aussi le voyage vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui recommencent à se déchirer sous leurs yeux. Ils tentent tous d’inventer leur vie, s’adaptent ou se révoltent. Il leur arrive de s’aimer.
De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920. Les mondes entrent en collision, les êtres s’affrontent, se désirent, se pourchassent, changent.

 

Notre avis :


Les prépondérants se sont une bande de colons français qui vivent les derniers temps des colonies, récit d’aventures et de désirs où trois cultures différentes vont se côtoyer et s’affronter prémices du chaos à venir. L’auteur dessine avec précision ses personnages pris dans le mouvement de l’époque. Un roman qui nous plonge dans l’Histoire à travers des destins croisés entre traditionalisme et modernité, entre vie libre et soumission.Un livre porté par trois portraits de femmes Rania la nationaliste, Gabrielle la journaliste française et Kathryn l’actrice américaine. Parfois conte façon "mille et une nuits" lorsque l'auteur narre la déchéance de Belhodja, ou récit d'une écriture sublime lors de l'épisode de " la chasse ". Une fresque passionnante malgré quelques longueurs notamment lors des passages se situant dans la mouvance du cinéma hollywoodien.

 

 

Note rédigée par Yves Novembre 2015.

 

 

 

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