la vengeance ROMAN ETRANGER

La vengeance

des mères

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464 pages

 

 

 

 

 

jim-fergus-ok Jim Fergus, né en 1950 à Chicago, est un auteur américain. Né d'une mère française et d'un père américain, Jim Fergus, chasseur, pêcheur, et cuisinier hors pair, est chroniqueur dans de nombreux journaux américains. Ses parents décèdent alors qu'il a 16 ans et il part vivre dans le Colorado ou il poursuit ses études. Il vivra ensuite en Floride où il est professeur de tennis avant de revenir dans le Colorado en 1980. Il s'installe dans la petite ville de Rand, qui compte treize habitants, pour se consacrer exclusivement à l'écriture. 

 

Le livre : 

 

 

En dépit de tous les traités, en 1876, le gouvernement américain décide d’éradiquer les tribus indiennes. Il faut faire de la place pour les colons blancs et les chercheurs d’or. Seules quelques femmes blanches réchappent du massacre perpétré par l’armée américaine. Ces femmes, volontaires ou engagées de force, font partie du programme d’intégration des Cheyennes, mille femmes blanches contre mille chevaux, un pacte conclu entre le président Grant et le chef Little Wolf. leurs journaux intimes expliquent leur immersion dans le monde des indiens, et révèlent leur désir de revanche et du châtiment des coupables après les terribles combats.

 

Notre avis :

 

 " Et pour les femmes, on pense qu'il y en a trois de vies. Du moins c'était comme ça pour nous. La première c'était avant d'être maman, la deuxième, c'est une fois qu'on l'est et la troisième c'est quand on perd un enfant."

16 ans après, Jim Fergus publie la suite de "Mille femmes blanches" . Dans cette hymne à la liberté, nous suivons à travers les journaux intimes de deux femmes blanches, la lutte pour la survie du peuple indien. Et les "sauvages" ne sont pas ceux qu'on croit . L'écriture est très vivante, l'auteur nous entraîne au coeur des traditions et des coutumes indiennes, où les noms sont dictés par des attributs physiques, des exploits ou des dons particuliers, Le pays des changeurs de forme, où les femmes parlent aux ours et les hommes se transforment en oiseaux. Mais ce roman est surtout le portraits de femmes courageuses et solidaires les sœurs Kelly, Molly McGill, Lady Hall, Martha et Lulu la française. Bien que tout soit pure imagination, Jim Fergus réussit avec talent à nous faire croire, à la réalité, de cette épopée romanesque, le baroud d’honneur d’un peuple fier et indépendant. Les dernières pages évoquent avec tristesse, les survivants enfermés aujourd'hui dans des réserves, devenus alcooliques, toxicomanes, et délinquants. 

 

 

Note rédigée par yves, janvier 2017

 

 

 

 

 

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