l'ombre animaleROMAN FRANCAIS

L'ombre animale

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335 pages 

 

 

 

 

 

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Né à Port-au-Prince en 1983, Makenzy Orcel est un poète et romancier haïtien. Après des études de linguistique, il abandonne l’université pour se consacrer à l’écriture. À la suite du tremblement de terre qui a meurtri Port-au-Prince, le jeune auteur écrit son premier roman : "les Immortelles". Un témoignage insolent et envoûtant.

 

 

Le livre :

 

La première partie du roman prend vie dans un village de la campagne haïtienne. Un environnement pauvre, misérable même, avec cependant une cohésion sociale tissée de solidarité entre les habitants, malgré la mort qui frappe impitoyablement et rythme le quotidien de ses cortèges funèbres. Parmi la foule des protagonistes, on repère vite la personnalité menaçante de Makenzy, le père, brutal et omnipotent ; Orcel, le frère, à la limite de l’autisme, contraint d’encaisser l’insupportable ; mais aussi l’Envoyé de Dieu, sorte de gourou lubrique, ainsi qu’une myriade d’autres figures, illustrations de notre condition humaine. Surtout, il y a Toi — la mère et la confidente de la défunte, passeuse de témoin et gardienne des mythes. Puis le roman quitte la campagne pour s’aventurer dans les ruelles de la grande ville. L’Ombre animale se transforme alors en roman noir.

 

 

Notre avis:

 

"La fille, c’était la porte de sortie de la famille. Dès qu’elle arrivait à l’adolescence, on l’emmenait au marché pour être vendue au plus offrant. Il ne s’agissait pas de mariage arrangé, où il y a parfois une petite complicité entre les futurs époux, mais d’un trafic, une question de vie ou de mort."

Un livre difficile à appréhender, tout d’abord à cause du style, de longues phrases ponctuées seulement par des virgules, un rythme effréné comme les tambours des cérémonies "vaudou", le lecteur a de la peine à suivre. Ensuite le récit navigue toujours entre rêve et réalité, rempli de métaphores. Ce roman est avant tout un portrait sans concession  de la société haïtienne, pauvreté, violence, prostitution, alcool, corruption et surtout de la brutalité faite aux femmes.

 

Note rédigée par Yves, Mai 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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