douleur ROMAN ETRANGER

Douleur

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416 pages

 

 

 

 

 

 


Zeruya-Shalev

Zeruya Shalev, née en 1959 au Kibbutz Kinneret en Israël, est une écrivaine israélienne. Elle a grandi à Bet Berl, près de Kfar Saba, avant de venir étudier la Bible à l’université de Jérusalem. Sa famille compte plusieurs écrivains, et elle a baigné dans une atmosphère où l’écrit et la littérature étaient valorisés au plus haut point.  Le 29 janvier 2004 elle est victime d'un attentat suicide. Dix personnes sont mortes dans l’attentat. Zeruya Shalev en réchappe légèrement blessée.Elle a reçu le Prix Fémina étranger en 2014 pour "Ce qui reste de nos vies".

 

Quatrième de couverture ( Gallimard) :

 

Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le traumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d’école ambitieuse et la mère de famille engagée qu’elle est s’efforce de prouver qu’elle contrôle la situation.
Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d’un médecin qu'elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l’avait brutalement quittée lorsqu’elle avait dix-sept ans. Dans un vertige sensuel et existentiel, Iris éprouve alors la tentation de faire revivre cette passion qu’elle croyait éteinte : et si une seconde chance se présentait à elle ?

 

Notre avis :

 

Dix ans plus tôt, Iris est éjectée hors de sa voiture et projetée sur l'asphalte par l'explosion d'un bus dans les rues de Jérusalem. Trois opérations, des mois d'hospitalisation, recollée, recousue, revissée et toujours la douleur dans son corps. Mais aussi les douleurs de son âme, la rupture avec Ethan son premier et unique amour, son mariage avec Micky qui est devenu une succession de disputes , l'inquiétude de voir son fils Omer mobilisé, et de regarder sa fille Alma ,totalement dénuée d'ambition avec qui le dialogue est rompu, partir à la dérive.

Et puis, par hasard Iris retrouve Ethan, une brèche vient de s'ouvrir, il suffit d'une seconde pour qu'il se coule dans son vide intérieur que personne n'arrive à combler. Une seconde chance s'offre à eux et ils n'ont pas le droit de la laisser passer.

 

Une puissance narrative pour parler de la douleur, du vertige de la passion, de sensualité, du besoin animal d'amour, de la famille et du couple, de la complexité des liens familiaux en général. Un récit basé sur les séquelles que le passé laisse sur les corps et les esprits. 

Témoignage sur la vie à jérusalem, ville où se mélangent Juifs et arabes, pratiquants et athées, réfugiés et clandestins, et sur Israël, pays en guerre permanente, dont les mères et les épouses craignent de voir un jour le nom de leur mari ou de leurs fils, à peine sortis de l'adolescence, gravés sur des plaques de marbre.

L'écriture réaliste et sensible de l'auteur, nous propose un voyage intimiste dans  la douleur d'une femme, épouse et maitresse, mais avant tout mère, blessée dans son corps et dans son coeur.

 

Note rédigée par Yves, avril 2017

 

 

 

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