chere ESSAI

Chère Ijeawele

ou un manifeste pour 

une éducation féministe

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78 pages

 

 

 

téléchargementChimamanda Ngozi Adichie, née en 1977, est une écrivaine nigériane. À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis. Elle achève un master en création littéraire et elle obtient un M.A. (maîtrise ès arts) d’Études africaines à l’universiré de Yale en 2008. Son premier roman, L'Hibiscus pourpre , roman d'initiation où un frère et une sœur finissent par retrouver leur voix, publié en 2003. Chimamanda Ngozi Adichie est une féministe engagée.

 

Quatrième de couverture (Gallimard ) :

 

À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l'art du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une missive enjouée, non dénuée d'ironie, qui prend vite la tournure d'un manifeste. L'écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l'enfant qui subsiste en nous et qui s'interroge sur l'éducation qu'il a reçue. Chacun y trouvera les clés d'une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l'encourager.

 

 

Notre avis :

 

 

"Le bien être des femmes ne doit jamais dépendre de la bienveillance des hommes."


Chimamanda Ngozi Adichie reprend son combat féministe dans ce cours essai présenté sous la forme d’une longue lettre adressée à une amie qui vient d’avoir une fille et qui s’interroge sur la meilleur façon de l’élever. L’auteur lui donne quinze suggestions dont le postulat de base est que féminisme et féminité ne sont pas incompatibles.

Une femme compte autant qu’un homme, il est absurde d’exiger moins des hommes. Les femmes n’ont pas besoin qu’on défende leur cause, qu’on les vénère, elles ont juste besoin qu’on les traite en égale de l’homme. Il est facile d’utiliser la tradition pour justifier ce qui nous arrange, par exemple qu’une mère doit rester à la maison. Une mère doit accepter qu’un père ne soit pas aussi perfectionniste qu’elle quand il s’occupe de son enfant ou de la maison, l’essentiel c’est qu’il participe aux tâches

Il faut dire à sa fille que ce qui compte c’est ce qu’elle souhaite faire et non pas ce que les autres souhaitent qu’elle fasse. Il faut lui apprendre l’autonomie, lui apprendre à essayer. Savoir exprimer son avis, parler vrai, garder un esprit éclairé savoir défendre une opinion impopulaire, si c’est ce qu'elle pense vraiment mais ne jamais généraliser ses propres principes. Il faut lui dire que son corps lui appartient, et à elle seule, il ne faut pas associer la sexualité à la honte, savoir lui donner les mots pour parler de sexe et d’amour.

Apprendre à sa fille à aimer les livres, pas les livres scolaires, mais les romans, les biographies, les livres historiques. L’éduquer à la différence, faire de la différence une chose normale, car nous vivons dans un monde de diversité.

Soixante dix huit pages seulement, mais d’une telle richesse, un combat porté par la voix d’une femme africaine ce qui rend le message encore plus fort. "Nous sommes tous des féministes": cette affirmation de l’écrivaine nigériane a fait le tour du monde et est devenu le titre d'un livre. Mais surtout, son discours est depuis distribué en Suède à tous les étudiants de 16 ans pour lancer dans le pays une discussion sur l’égalité de genre et le féminisme. Hommes ou femmes prenez le temps de lire ce petit texte, vous en sortirez grandis.

 

Prolongez votre lecture :

 

Nous devrions tous être féministes, décembre 2012

 

 

 

Note n° 764 rédigée par yves, août 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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