céline ESSAI

Céline

la race, le juif

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1071 pages

(dont 385 pages de notes)

 

 

 

 

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Annick Duraffour, ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, est agrégée de Lettres modernes. Spécialiste des rapports entre littérature et politique, elle a publié plusieurs études sur Céline.

 

 

XVM2a09aa88-e50a-11e4-9119-d4fc00c2730cPierre-André Taguieff, philosophe, politologue et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, est l’auteur de nombreux ouvrages, en particulier sur le racisme et la judéophobie, le nationalisme, le populisme et les « théories du complot ».

 

Le livre :

 

Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationnisme ? Jusqu’à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne ? Jusqu’où est-il allé ? Que savait-il vraiment sous l’occupation ? Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement ou aussi des actes ? Se montre ici le fonctionnement d’un esprit raidi dans un réseau de préjugés et de convictions inébranlables, qui force à poser autrement la question du scandale-Céline : comment cet homme a-t-il pu écrire Voyage au bout de la nuit ?

 

Notre avis :

 

Cet ouvrage nous montre, preuves à l’appui, un Céline raciste, antisémite, menteur, dénonciateur, calomniateur, collabo, rusé, lâche, aimant l’argent, pour tout dire, un être méprisable et pourtant porté aux nues par des générations de lecteurs. C’est bien là le paradoxe d’un auteur dont nombre de livres fleurent le caniveau, d’autres n’étant plus comme ses derniers romans-chroniques que l’expression d’un « Rabelais qui n’aurait rien à dire… » Cette étude qui a parfois la sécheresse d’un écrit universitaire et dont les auteurs sont sans complaisance, c’est le moins que l’on puisse écrire, reconnait toutefois que « Céline est un grand écrivain français qui fut pro-hitlérien… » et dont l’œuvre se compose de deux titres : Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. En conclusion faites vous violence et consacrez quelques heures à la lecture de ce pavé qui vous éclairera sur ce XX° siècle dont Céline incarne la conjonction possible de la culture, de la création et de la barbarie. Je précise pour celles et ceux qui seraient rebutés par la longueur de l’ouvrage que la lecture des 385 pages de notes n’est pas indispensable. 

 

Note rédigée par Jean-Pierre, mars 2017

 

 

 

 

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