à la mesure

ROMAN ETRANGER

A la mesure

de l'univers 

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438 pages

 

 

 

 

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Jon Kalman Stefansson est né en Islande en 1963. Après ses études au collège, il travaille dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie jusqu’en 1986. Il entame jusqu’en 1991, sans les terminer, des études de littérature à l’université. Il donne des cours dans différentes écoles et rédige des articles pour un journal, à Copenhague. Il rentre en Islande il s’occupe de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbaer. Depuis, il se consacre à l’écriture de contes et de romans.

 

 

Quatrième de couverture (Gallimard) :

 

Ari rentre en Islande après avoir reçu une lettre de son père lui annonçant son décès imminent. Le jour se lève sur Keflavík, l’endroit le plus noir de l’île, à l’extrémité d’une lande à la végétation éparse et battue par les vents. Ici, la neige recouvre tout mais, partout, les souvenirs affleurent. Ari retrouve des connaissances qu’il n’a pas vues depuis des années. Ses conversations et ses rencontres le conduisent à s’interroger et finalement à accepter son passé : les deuils, les lâchetés, les trahisons, afin de retrouver celui qu’il était, et qui s’était perdu "au milieu du chemin de la vie". 

 

Notre avis :

 

"Pourquoi les gens peinent tellement à être heureux, à quoi servent les poètes s'ils ne sont pas capables de nous aider à vivre ?"

L’Islande, un petit pays où les gens écrivent des poèmes comme s’il en va de leur santé mentale, où les habitants sacrifient une place précieuse dans leur maison assez petite pour créer un cabinet de lecture, un pays où le libraire parcourt le pays en bateau avec une valise remplie de livres, mais aussi un pays où on aime se soûler en compagnie du pasteur quitte à en venir aux mains ensuite.
Keflavik, quelques milliers d’habitants, son port vide, son chômage, ancienne base américaine. Le cimetière est installé sur la lande battue par les vents, les morts sont enterrés là, c’est leur punition pour avoir choisi de passer leur vie sur cette terre plate. Le monde avance avec son cortège d’événements, mais ici tout tourne autour du poisson.
Ce récit se déroule sur trois périodes et l’on suit trois générations d’une famille à travers trois personnages, Margret la grand-mère, Jakob un des enfants et Ari le petit-fils.
Jadis : Le directeur de l’école est venu voir Margret, il souhaite que Poldur, son fils, poursuive ses études, la vie de pêcheur est un gâchis. Mais son mari Oddur a pris sa décision, il va prendre son fils à bord comme matelot.
Années 80 : Ari vit avec Jakob son père et sa belle-mère, il travaille dans une usine de poissons avec Svavar, dont la grosse pomme d’Adam monte et descend le long de son cou maigrelet comme un animal cherchant la sortie.
Aujourd’hui : Ari, éditeur célèbre, revient à Keflavik après une longue absence, Il va rendre visite à Jakob, son père, qu’il n’a pas vu depuis 3 ans. Depuis 45 ans Jakob n’a jamais dit mon fils, pas plus qu’Ari n’a dit mon père.
Le lecteur retrouve la beauté, la force et la poésie de l’écriture de Stefansson ainsi que les personnages de son roman précédent "D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds" .
Parsemé de références littéraires et musicales, ce livre d’une grande qualité littéraire reste très difficile à lire car les nombreux va-et-vient entre les trois époques déroutent complètement. La terre âpre de l’Islande, La dureté des personnages et le style de l’auteur se mélangent et se confondent dans ce roman où transpire à chaque page l’amour de son pays.

 

 

 

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Une chronique familiale où l’auteur entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise.

 

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Note n°740 rédigée par Yves, juin 2017

 

 

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